
Fragmentation, réduction du sommeil profond (N3) et paradoxal (REM), avance de phase… Avec l’âge, le sommeil évolue. L’insomnie, le SAHOS, le SJSR et les troubles liés aux maladies neurodégénératives sont fréquents. La prise en charge repose sur l’hygiène du sommeil, les TCC, la photothérapie, la mélatonine et des traitements spécifiques selon la pathologie, avec une approche globale et personnalisée.
Introduction
Le sommeil du sujet âgé subit des modifications physiologiques qualitatives et quantitatives, traduisant à la fois le vieillissement cérébral et l’influence de multiples facteurs médicaux, psychologiques et environnementaux. Ces altérations affectent directement la cognition, l’équilibre, la fonction cardiovasculaire et la qualité de vie [1-3]. L’insomnie, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS), le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les troubles du sommeil associés aux maladies neurodégénératives représentent les tableaux les plus fréquents [4].
Sommeil normal et vieillissement
Modifications structurelles du sommeil avec l’âge
Avec l’âge, la structure du sommeil se modifie : le temps total reste relativement stable (6 à 7 heures par 24 heures), mais devient plus fragmenté et moins réparateur [5]. Le sommeil lent profond (N3) se réduit considérablement, le sommeil paradoxal (REM) se raccourcit, la latence d’endormissement s’allonge et les éveils nocturnes se multiplient [6].
Ces modifications s’accompagnent d’une avance de phase physiologique, caractéristique du grand âge [7].
Mécanismes biologiques du vieillissement du sommeil
Sur le plan biologique, la sécrétion de mélatonine diminue et son pic circadien est décalé ; l’activité du noyau supra-chiasmatique, véritable « horloge biologique », s’affaiblit [8].
Ces changements physiologiques, bien que normaux, doivent être distingués des véritables pathologies du sommeil. Une plainte doit conduire à une évaluation clinique rigoureuse, tenant compte des conditions de vie, des comorbidités et des traitements en cours [9].
L’insomnie du sujet âgé
Manifestations et physiopathologie
L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquemment rapporté après 65 ans [10]. Elle se manifeste par des difficultés d’endormissement, des éveils nocturnes répétés ou un réveil matinal précoce, avec un retentissement diurne sur la vigilance, la cognition ou l’humeur. Elle est rarement primitive chez le sujet âgé : dans plus de 80 % des cas, elle est comorbide à une affection somatique (douleur chronique, insuffisance cardiaque, bronchopathie chronique obstructive), psychiatrique (dépression, anxiété) ou iatrogène (sympathomimétiques, corticostéroïdes, ISRS, diurétiques) [11].
Sa physiopathologie intègre la diminution du sommeil profond liée à l’âge, mais également des facteurs comportementaux et environnementaux aggravants. Beaucoup de personnes âgées passent trop de temps au lit, prolongeant la période d’éveil et diminuant la pression de sommeil : cette extension du temps de repos inactif contribue à la fragmentation et entretient la plainte.
Dans le même temps, la faible exposition à la lumière naturelle – due à la diminution des sorties, à la cataracte ou à la vie en intérieur – affaiblit la synchronisation circadienne ; la sécrétion de mélatonine devient irrégulière et le rythme veille–sommeil perd de sa stabilité [12, 13]. La baisse de l’activité physique et la désynchronisation sociale accentuent ce dérèglement. En institution, le bruit nocturne, la température inadaptée ou l’éclairage continu intensifient cette fragmentation [14].
Prise en charge thérapeutique
La prise en charge vise d’abord à restaurer la physiologie circadienne. Les mesures comportementales et d’hygiène du sommeil sont la pierre angulaire : horaires de lever et de coucher fixes, limitation des siestes à 30 minutes avant 15 h, exposition quotidienne à la lumière, activité physique diurne et environnement nocturne calme et obscur. La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCCI), adaptée au sujet âgé, a prouvé son efficacité durable [15]. En cas d’avance de phase marquée, la photo-thérapie matinale ou la mélatonine à libération prolongée (1-2 mg, une à deux heures avant le coucher) peuvent renforcer la synchronisation du rythme veille-sommeil [16].
Les traitements médicamenteux n’interviennent qu’en seconde intention, sur des périodes courtes et à faible posologie : les hypnotiques non benzodiazépiniques (zolpidem, zopiclone) restent réservés aux formes transitoires [17]. Les benzodiazépines à demi-vie courte (lorazépam, oxazépam) ne doivent être utilisées qu’en cas de forte anxiété, sous étroite surveillance, compte tenu du risque de chutes et de confusion [18]. Chez les patients présentant un trouble dépressif associé, la mirtazapine ou la mianserine constituent des alternatives sûres [19]. Dans tous les cas, la prescription doit être intermittente, réévaluée et accompagnée d’un suivi comportemental. Enfin, le daridorexant a montré une efficacité en soutien du traitement comportemental et de la chronothérapie [20].
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS)
Particularités gériatriques
Le SAHOS affecte environ 20 à 40 % des sujets de plus de 65 ans [21]. L’affaissement progressif des structures pharyngées et la perte d’élasticité des tissus favorisent les épisodes d’apnée. Cependant, le phénotype clinique gériatrique diffère de celui de l’adulte d’âge moyen. La somnolence diurne excessive, symptôme cardinal chez le jeune, est souvent absente chez la personne âgée. Le tableau est dominé par une fatigue diffuse, une baisse de la concentration, des troubles mnésiques inexpliqués, des céphalées matinales ou des épisodes de confusion nocturne [22].
Diagnostic et traitement
Les questionnaires classiques, tels que l’Epworth Sleepiness Scale, sont peu discriminants après 70 ans, car la perception subjective de la somnolence est altérée. C’est pourquoi le questionnaire ODSI (Obstructive Sleep Apnea in the Elderly – Diagnostic Index) a été développé spécifiquement pour cette tranche d’âge. Il intègre trois items fondés sur entretiens et observations de la somnolence. Un score supérieur ou égal à 6 suggère un risque élevé de SAHOS et justifie une évaluation spécialisée [23].
Le traitement repose sur la CPAP (Continuous Positive Airway Pressure), efficace même chez les patients présentant une démence légère si un soutien à l’observance est assuré [24, 25]. L’amélioration des fonctions cognitives et de la vigilance après traitement souligne l’intérêt d’un dépistage systématique en gériatrie [26-29]. L’orthèse d’avancée mandibulaire a une indication précieuse dans le SAHOS modéré ; cependant, il faut bien éliminer des contre-indications dentaires dues à l’âge.
Le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des jambes (SJSR/PLMS)
Épidémiologie et étiologie
La prévalence du SJSR augmente nettement avec l’âge et atteint 15 à 20 % après 70 ans. Dans près de 80 % des cas, il s’associe à des mouvements périodiques de jambes pendant le sommeil (PLMS), à l’origine de micro-éveils et d’un sommeil non réparateur [30].
Les formes gériatriques sont souvent secondaires à des affections chroniques : carence martiale, insuffisance rénale, diabète, neuropathies périphériques, consommation d’alcool ou prise de médicaments tels que les ISRS, le lithium ou les neuroleptiques [31].
Approche diagnostique et thérapeutique
Le diagnostic est essentiellement clinique ; la polysomnographie permet de quantifier la fréquence des mouvements et de confirmer le diagnostic lorsqu’il subsiste un doute.
La première étape thérapeutique consiste à corriger toute cause secondaire et à améliorer les habitudes de sommeil. Une supplémentation martiale est indiquée lorsque la ferritine est inférieure à 75 µg/l [32].
Si ces mesures demeurent insuffisantes, un traitement pharmacologique peut être envisagé. Les agonistes dopaminergiques (ropinirole, pramipexole) constituent la référence, mais leur prescription doit être prudente chez le sujet âgé, avec surveillance étroite du risque d’hypotension orthostatique, de confusion ou de somnolence diurne [33]. Les anti-épileptiques à visée neurologique (gabapentine, prégabaline) représentent une alternative bien tolérée, notamment en cas de douleurs neuropathiques associées [34].
Les mesures d’hygiène de vie – exercice physique modéré, étirements réguliers, restriction de la caféine, du chocolat et de l’alcool – renforcent l’efficacité du -traitement [35].
Sommeil et maladies neurodégénératives
Interactions bidirectionnelles
Le lien entre sommeil et neurodégénérescence est bidirectionnel : certains troubles du sommeil précèdent le diagnostic de démence et pourraient en prédire la survenue, tandis que la maladie installée désorganise à son tour les mécanismes de régulation du sommeil [36, 37]. Parmi les anomalies prédictives, le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) occupe une place centrale. Il se manifeste par des mouvements moteurs et des vocalisations pendant le sommeil paradoxal, traduisant la perte de l’atonie musculaire physiologique. Ce syndrome, lorsqu’il est isolé, précède de plusieurs années l’apparition d’une synucléinopathie – maladie de Parkinson, démence à corps de Lewy ou atrophie multisystématisée – dans près de 80 % des cas. Sa détection justifie une surveillance neurologique prolongée [38, 39].
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, par les épisodes répétés d’hypoxie et de micro-éveils, exerce un effet délétère sur les réseaux de mémoire et accélère la perte neuronale hippocampique. Il interfèrerait également avec la clairance nocturne des protéines amyloïde β et tau, mécanisme clé de la maladie d’Alzheimer [40]. Le traitement par PPC améliore la flexibilité cognitive même si les fonctions exécutives ne sont pas complètement améliorées [29]. L’insomnie chronique s’ajoute à ces facteurs de risque : la restriction de sommeil profond altère le système glymphatique de drainage cérébral et favorise l’accumulation de métabolites neurotoxiques [41].
Troubles spécifiques selon les pathologies
Dans la maladie d’Alzheimer, la fragmentation du sommeil et la désorganisation circadienne sont omniprésentes. La dégénérescence du noyau suprachiasmatique et la baisse de la mélatonine entraînent une perte de repères temporels, un coucher et un lever de plus en plus précoces, puis une inversion cycle veille-sommeil. Les réveils sont plus fréquents, le sommeil profond et paradoxal quasi absents [42].
Le traitement repose sur la restauration des synchroniseurs externes. La mélatonine à libération prolongée ou la photothérapie peuvent restaurer en partie la rythmicité veille-sommeil. Les benzodiazépines et neuroleptiques sédatifs sont contre-indiqués, car ils aggravent la confusion et augmentent le risque de chutes [43].
Dans la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy, les troubles du sommeil sont précoces et multiples : insomnie de maintien, mouvements périodiques des jambes, somnolence diurne excessive due au traitement dopaminergique, et surtout TCSP. Ce dernier doit faire rechercher des comportements violents durant le sommeil.
Le traitement repose sur la sécurisation de la chambre (enlever les objets dangereux, installer une protection de lit), associée à la mélatonine (2-10 mg) ou au clonazépam à très faible dose (0,25-0,5 mg).
L’ajustement des traitements anti-parkinsoniens en soirée améliore parfois la qualité du sommeil [44].
Ainsi, la préservation du sommeil constitue un levier potentiel de prévention du déclin cognitif. Le dépistage des troubles du sommeil en gériatrie doit devenir un pilier à l’évaluation gériatrique standardisée [45, 46].
Conclusion
Préserver le sommeil du sujet âgé, c’est préserver sa vigilance, sa cognition et son autonomie. La connaissance fine des spécificités physiologiques et pathologiques du sommeil au grand âge constitue ainsi un pilier incontournable de la médecine géria-trique. Dépister, puis traiter les troubles du sommeil des sujets âgés permet une amélioration de leur qualité de vie [47].
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.
Références
1. Foley DJ, Monjan AA, Brown SL et al. Sleep complaints among elderly persons: an epidemiologic study of three communities. Sleep. 1995 ; 18 : 425-32.
2. Casagrande M, Forte G, Favieri F, Corbo I. Sleep quality and aging: a systematic review on healthy older people, mild cognitive impairment and Alzheimer’s disease. Int J Environ Res Public Health. 2022 ; 19 : 8457.
3. Wilckens KA, Woo SG, Kirk AR et al. Sleep and cognition : a narrative review focused on older adults. Sleep Med Clin. 2022 ; 17 : 205-22.
4. Périvier S, Mendes A, Nobari B et al. Troubles du sommeil chez la personne âgée. Rev Med Suisse. 2015 ; 11 : 2098-103.
5. Ohayon MM, Carskadon MA, Guilleminault C et al. Meta-analysis of quantitative sleep parameters from childhood to old age in healthy individuals. Sleep. 2004 ; 27 : 1255-73.
6. Haimov I, Lavie P. Circadian characteristics of sleep propensity function in healthy elderly: a comparison with young adults. Sleep. 1997 ; 20 : 294-300.
7. Sack RL, Auckley D, Auger RR et al. Circadian rhythm sleep disorders : part II, advanced sleep phase disorder, delayed sleep phase disorder, free-running disorder, and irregular sleep-wake rhythm. Sleep. 2007 ; 30 : 1484-501.
8. Hardeland R. Melatonin in aging and disease – multiple consequences of reduced secretion, options and limits of treatment. Aging Dis. 2012 ; 3 : 194-225.
9. Nguyen-Michel V, Lâm X, Sebban C. Les troubles du sommeil chez le sujet âgé. L’Information Psychiatrique. 2010 ; 86 : 57-65.
10. Foley D, Ancoli-Israel S. Sleep disturbances and chronic disease in older adults : results of the 2003 National Sleep Foundation Sleep in America Survey. J Psychosom Res. 2004 ; 56 : 497-502.
11. Kamel NS, Gammack JK. Insomnia in the elderly : cause, approach, and treatment. Am J Med. 2006 ; 119 : 463-9.
12. Martin JL et al. Daytime sleeping, sleep disturbance, and circadian rhythms in the nursing home. Am J Geriatr Psychiatry. 2006 ; 14 : 121-9.
13. Lagrandeur J. Insomnie chez le sujet âgé : évaluation et prise en charge. CHVR Colloques de Gériatrie. 2020.
14. Fetveit A, Bjorvatn B. Sleep disturbances among nursing home residents. Int J Geriatr Psychiatry. 2002 ; 17 : 604-9.
15. Morin CM et al. Cognitive behavioral therapy, singly and combined with medication, for persistent insomnia : a randomized controlled trial. JAMA. 2009 ; 301 : 2005-15.
16. Wade AG, Ford I, Crawford Get al. Nightly treatment of primary insomnia with prolonged release melatonin for 6 months : a randomized placebo controlled trial on age and endogenous melatonin as predictors of efficacy and safety. J Sleep Res. 2010 ; 19 : 121-7.
17. Glass J et al. Sedative hypnotics in older people with insomnia : meta-analysis of risks and benefits. BMJ. 2005 ; 331 : 1169.
18. Bourgeois J et al. Benzodiazepine use and falls in community-dwelling elderly: results from a longitudinal study. Sleep Med. 2013 ; 14 : 614-21.
19. Wiegand MH. Antidepressants for the treatment of insomnia: a suitable approach? Pharmacopsychiatry. 2008 ; 41 : 200-2.
20. Kunz D et al. Daridorexant, a new dual orexin receptor antagonist to treat insomnia disorder. Lancet Neurol. 2022 ; 21 : 125-39.
21. Planchard D et al. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Rev Mal Respir. 2004 ; 21 : 153-60.
22. Kezirian EJ et al. Obstructive sleep apnea among older adults: an old problem with new developments. Sleep. 2009 ; 32 : 253-61.
23. Onen F. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil chez le sujet âgé. Rev Gériatr. 2008 ; 33 : 799-808.
24. Weaver TE, Chasens ER. Continuous positive airway pressure treatment for sleep apnea in older adults. Sleep Med Rev. 2007 ; 11 : 99-111.
25. Oliver C, Li H, Biswas B et al. A systematic review on adherence to CPAP treatment for obstructive sleep apnoea in individuals with mild cognitive impairment and Alzheimer’s disease dementia. Sleep Med Rev. 2024 ;73 : 101869.
26. Dalmases M, Solé-Padullés C, Torres M et al. Effect of CPAP on cognition, brain function, and structure among elderly patients with OSA: a randomized pilot study. Chest. 2015 ; 148 : 1024-33.
27. Condoleo V, Bonfrate L, Armentaro G et al. Effects of CPAP on comprehensive geriatric assessment and cognitive function in elderly patients with obstructive sleep apnea syndrome. Intern Emerg Med. 2023 ; 18 : 769-79.
28. Bastami AA, Mardani M, Fallahi AA et al. Continuous positive airway pressure treatment for sleep apnea in elderly patients: a systematic review and meta-analysis. Aging Clin Exp Res. 2025.
29. Barateau L, Chenini S, Dauvilliers Y. Impact of CPAP on cognitive functions in patients with obstructive sleep apnea: a systematic review and meta-analysis. Sleep Med. 2024 ; 122 : 208-12.
30. Ulfberg J, Nyström B, Carter N et al. Prevalence of restless legs syndrome among men aged 18 to 64 years: an association with somatic disease and neuropsychiatric symptoms. Mov Disord. 2001 ; 16 : 1159-63.
31. Karroum E et al. Le syndrome des jambes sans repos. Rev Neurol. 2008 ; 164 : 701-21.
32. Garcia-Borreguero D, Ferini-Strambi L, Kohnen R et al. European guidelines on management of restless legs syndrome. Eur J Neurol. 2012 ; 19 : 1385-96.
33.Trenkwalder C, Winkelmann J, Inoue Y et al. Restless legs syndrome – current therapies and management of augmentation. Nat Rev Neurol. 2015 ; 11 : 434-45.
34. Hornyak M et al. Gabapentin in the treatment of restless legs syndrome: a dose-finding study. Sleep Med Rev. 2008 ; 12 : 67-71.
35. Alessi C, Vitiello MV. Insomnia (primary) in older people. BMJ Clin Evid. 2015 ; 13 : 2015.
36. Videnovic A, Zee PC. Consequences of circadian disruption on neurologic health. Nat Rev Neurol. 2015 ; 11 : 512-22.
37. Zhang J, Ou J, Lu X et al. Sleep disorders and the risk of cognitive decline or dementia: an updated systematic review and meta-analysis of longitudinal studies. J Neurol. 2025.
38. Schenck CH, Mahowald MW. REM sleep behavior disorder: clinical, developmental, and neuroscience perspectives 16 years after its formal identification in Sleep. Sleep Med. 2002 ; 3 : 389-404.
39. Joza S, Hu MT, Jung KY et al. Prodromal dementia with Lewy bodies in REM sleep behavior disorder: a multicenter study. Alzheimers Dement. 2024 ; 20 : 91-102.
40. Yaffe K, Laffan AM, Harrison SL et al. Sleep-disordered breathing, hypoxia, and risk of mild cognitive impairment and dementia in older women. JAMA. 2011 ; 306 : 613-9.
41. Lucey BP, Liu H, Barthelemy NR et al. The glymphatic system clears amyloid beta and tau from brain to plasma in humans. Nat Commun. 2026.
42. Dowling GA, Mastick J, Colling E et al. Melatonin for sleep disturbances in Parkinson’s disease. Sleep Med. 2005 ; 6 : 459-66.
43. McCleery J, Cohen DA, Sharpley AL et al. Pharmacotherapies for sleep disturbances in Alzheimer’s disease. Cochrane Database Syst Rev. 2014 ; CD009178.
44. Hu Y, Xia X, Li H et al. Association between objective sleep efficiency and cognitive function in Chinese community-dwelling elderly. Neurology. 2015 ; 84 : 888-94.
45. Pollak CP, Perlick D. Sleep problems and institutionalization of the elderly. J Geriatr Psychiatry Neurol. 1991 ; 4 : 204-10.
46. Nguyen Ho PT, Hoepel SJW, Rodriguez-Ayllon M et al. Association of self-reported sleep characteristics with neuroimaging markers of brain aging years later in middle-aged adults. Neurology. 2024 ; 103 : e209988.
47. Thorpy MJ et al. Management of sleep disorders in the elderly. Nutr Health. 2009 ; 13 : 322-9.

