
Une pathologie sérieuse
Les troubles respiratoires obstructifs du sommeil (TROS) sont fréquents chez l’enfant, avec une prévalence de 3 à 12 % pour le ronflement et de 1 à 10 % pour le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (1, 2). Le groupe le plus fréquemment touché par le TROS est celui des enfants de 2 à 8 ans. Les garçons ont un risque plus élevé de TROS que les filles après la puberté, mais avant la puberté, le risque est le même pour les deux sexes (3).
Chez les enfants, il existe quatre causes principales de TROS :
• l’obésité,
• l’hypertrophie adénoïdo-amygdalienne,
• les anomalies de la structure crânio-faciale
• et le dysfonctionnement neuromusculaire.
Toutes ces causes entraînent un rétrécissement des voies aériennes supérieures et favorisent l’obstruction pharyngée partielle (hypopnées) ou totale (apnées). Le risque de TROS chez l’enfant augmente aussi avec la présence d’autres facteurs tels que la prématurité, la trisomie 21, l’exposition à la fumée de cigarette, ou les caractéristiques socio-économiques de la famille (3–5).
Le TROS en pédiatrie a été décrit pour la première fois en 1976 par Guilleminault et al. (6) qui ont publié, par la suite, en 1981, une étude portant sur 50 patients pédiatriques soulignant que, cliniquement, le TROS chez l’enfant se présente souvent différemment de celui de l’adulte (7). S’il n’est pas traité, le TROS de l’enfant peut entraîner des comorbidités importantes : il est associé à des troubles comportementaux et neurocognitifs, aboutissant à de mauvaises performances scolaires, à une hyperactivité, une énurésie nocturne primaire ou secondaire, des terreurs nocturnes, du somnambulisme et des éveils confusionnels, une dépression, de l’insomnie et des troubles psychiatriques (8–10). Comme chez l’adulte, le TROS de l’enfant est aussi associé à des dysfonctionnements cardiovasculaires et autonomiques (11) et à des anomalies métaboliques (12). Ces effets néfastes peuvent avoir des conséquences jusqu’à l’âge adulte (13). Par conséquent, le diagnostic précoce et le traitement approprié du TROS sont indispensables pour permettre aux enfants de se développer normalement et pour prévenir les effets délétères de la maladie à moyen et long terme (8, 9).
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