
« Et si on changeait leur vie ? » Ce titre, emprunté à une intervention de la psychologue Isabelle Filliozat sur l’Orthopédie dento-faciale (ODF) précoce, résonne avec une force particulière lorsqu’on l’applique au traitement du Trouble respiratoire obstructif du sommeil (TROS) pédiatrique, qui va au-delà de corriger un développement maxillo-facial comme une dysharmonie purement esthétique.
Au-delà des impacts neurocognitifs, métaboliques ou cardiovasculaires aujourd’hui bien documentés [1], le TROS altère profondément la qualité de vie de l’enfant, ainsi que celle de tout son entourage familial. Les répercussions de la fragmentation du sommeil sur le comportement et l’attention compromettent directement la scolarité et les apprentissages de l’enfant en plein développement.
Le TROS pédiatrique évolue dans un organisme en croissance. Le facteur temps est alors crucial : plus l’intervention est précoce, plus les conséquences pourraient être réversibles [2]. Des études suggèrent d’ailleurs que cette fenêtre de réversibilité pour certaines fonctions exécutives et mnésiques altérées se refermerait aux alentours de 6 ans, portée par la plasticité cérébrale exceptionnelle des premières années [3, 4]. Passé ce cap, ce qui aurait pu être corrigé risquerait de s’ancrer durablement [5].
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